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Comme je vous en avais fait part il y a de cela quelques temps...


Je quitte SkyBlog.

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xx

Julie
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# Posté le vendredi 04 juillet 2008 13:47

Modifié le vendredi 04 juillet 2008 17:53

[Le mercredi 2 Juillet 2008]

[Le mercredi 2 Juillet 2008]
Il avait une fleur à la main, avec de longs pétales blancs auréolant une tache jaune.
Il avait une fleur à la main, qu'il m'a tendue sur le pas de la porte, presque gêné, visiblement désolé.
Il devait être 23h lorsque je suis descendue du taxi et ai monté les escaliers de bois au 1920 2nd Avenue East.
Il m'attendait depuis quelques minutes, silencieux. Je pris les clefs qu'il me tendait, ouvris les deux portes qui me séparaient de ma chambre, et m'assis sur ce lit double dont le sur-matelas glisse sans cesse.
Une vague d'incertitude semblait s'être abattue sur lui. Lui et son avenir incertain, ses maux inexprimés, son manque d'études et d'argent, son désir, besoin même, de voir le monde et d'aider l'Autre, de faire sourire cet Autre. Ces autres. Et même moi.
Avoir revu son père cet après-midi là a ramené à la surface des souvenirs qu'il tentait visiblement de laisser périr dans un coin.
Après avoir vu son père et un autre individu du Salvador, après avoir juré en espagnol contre les autres automobilistes, nous avons écouté de la musique indienne et sud-américaine sur Granville Island où, en ce Canada Day commémorant la création de la confédération canadienne [British North America Act/Constitution Act - 1er juillet 1867], flottait une odeur chaude de curry.
Le matin, déjà, alors que nous marchions sur Commercial Drive, nous vîmes tant de sourires, d'enfants et de bras nus, que nous sûmes que, oui, on allait célébrer la fête nationale. Allant a Chinatown, puis rejoignant le Centre Ville via Gastown, nous croisâmes des drapeaux, tant de drapeaux, du rouge et du blanc, et une feuille d'érable en son milieu.
Glace au Food Court du Pacific Centre. Jugo Juice. Et la violoniste tentant de financer sa tournee prochaine à l'angle de Robson et Thurlow. De quoi nous faire oublier la pauvreté et la tristesse d'East Hastings. Je ne sais pas pourquoi j'ai voulu tourner a droite puis aller tout droit, traverser cette zone sombre, macabre et sale, infestée de drogue, d'alcool, de folie et de putes. Certainement pour voir à la lumière du jour ce que tous les habitants de Vancouver cherchent à oublier. Tout sera nettoyé pour les Jeux Olympiques de 2010, comme ils disent. Pour que le monde ne voie pas qu'à un ou deux blocs à peine des boutiques de luxe du centre-ville, là où Hastings passe à l'Est, ca pue la mort et l'oubli.

*****

"On any given morning on the corner of East Hastings and Columbia in front of the Radio Station Cafe, a drug dealer can make up to $35,000. Their customers approach them in a nonchalant fashion, do their business and quickly scuttle off in various directions. Some may venture back to their hotel rooms, rented out at cheap monthly rates. Many will drift into the nearest alley and quickly dose. But these days, most will probably walk into Insite, Vancouver's highly publicized and contentious safe injection facility, open to all and just eight doors down.

15,000 NEEDLES ON THE WALL, YOU TAKE ONE DOWN, PASS IT AROUND . . .

Even on the slowest day, the Vancouver Area Network of Drug Users (VANDU) estimates that nearly 15,000 heroin injections take place in the Downtown Eastside, and Tyrone Caldwell, 39, used to take his fair share." (suite)

[The Manitoban, Volume 94 Issue 13, 15 Nov. 2007]
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# Posté le mercredi 02 juillet 2008 15:17

Modifié le mercredi 02 juillet 2008 15:32

[le mardi 17 Juin 2008]

Enjoy this amazing song...
[the balanescu quartet : model]

je vais bien
je manque de temps
mais n'oublie pas
de penser
a vous conter
les choses
qui ici se trament
avant de rentrer
et vous revoir

bientot

# Posté le mercredi 18 juin 2008 02:05

Modifié le vendredi 20 juin 2008 14:19

[Le jeudi12 Juin 2008]

Je régresse dans ma rédaction. Je ne prends pas le temps. Non pas qu'il m'en manque, mais ce n'est jamais le bon moment, ni le bon endroit, ni le bon contexte. Je n'ai pas vraiment envie de conter ce que je fais de mes journées, qui sont semblables les unes aux autres. Je me lève, me presse, suis en retard, remonte Commercial Drive, dépasse la 7th avenue, et prend le Skytrain à la Broadway Station. Je laisse passer un ou deux véhicules. Les gens sont idiots et se poussent et s'agglutinent. Un peu comme les asiatiques du quatrième étage : tant qu'il y a ne serait-ce qu'un peu d'espace dans l'ascenseur, on y va... Puis, je descends du Skytrain à la Burrard Station. Monte les escaliers, traverse Thurlow, rejoins le 1130 West Pender St. J'appuie sur la flèche dirigée vers le haut de l'ascenseur et attends que l'une des quatre portes s'ouvre. J'appuie sur le bouton correspondant au 11ième étage et monte. Sonne. Alain, le garde, m'ouvre.
Les heures passent alors que je m'adonne à diverses taches...
Je déjeune à 12h30 avec Andy qui depuis peu travaille sur Melville, une rue au Sud de la mienne. Une demi-heure plus tard, je remonte... Je repars. Skytrain. Musique. Lecture. Douche. S.
S. Il n'a pas dormi la nuit dernière. Je l'imaginais honnête. Mais deux messages sur son téléphone. Deux messages dont j'ai aperçu les mots sans qu'il s'en doute. Sans même le vouloir. Puis il a bondit. « They're gonna fire me ». Il était en retard. Et en douze secondes, il a filé. J'y repense, depuis. Je lui ai envoyé deux messages. « We should talk. Let's meet at seven if you're free » et « just to make a few things clear ». Mais aucune réponse de sa part. J'imagine que j'avais raison et qu'il tente de jouer sur deux tableaux. Pourtant, tout semblait si proche de la perfection.

# Posté le jeudi 12 juin 2008 17:51

[Le jeudi 5 Juin 2008]

Il est 11h57. L'alarme incendie a sonné, au 1130 West Pender Street. Un exercice. Comme des enfants à l'école primaire, nous avons descendu les onze étages pour rejoindre un autre bâtiment à l'angle de Thurlow et Melville. Il pleuvait. Pleut encore. Temps regrettable pour un mois de juin. Je dois contacter plusieurs entreprises en Alberta pour Dalkia dans le secteur de l'énergie. Il y a une heure de décalage horaire, ils doivent donc tous être en pause déjeuner. Inutile donc de les contacter maintenant. Je m'octroie quelques instants de rédaction avant de rejoindre Andy au Moonpennies. Je commanderai, comme à mon habitude, une salade Cesar avec de l'huile d'olive au lieu de la sauce classique, blanche, épaisse. J'y ajouterai peut-être un œuf dur.
S. m'a rendu visite hier, comme avant-hier, comme le jour le précédant. Il s'est allongé, nous avons échangé quelques mots. Le sommeil nous a emportés.
Mais, mais... Je en devrai perdre de vue mon objectif, non pas premier mais ayant son importance : mon récit de voyage...
Oui, mon récit. Mes vacances, si attendues et nécessaires dont je chéris le souvenir comme un trésor.
Nous avons logé, ces deux nuits, à 'Hostelling International Santa Monica. Un grand contraste avec l'Amsterdam Hostel de San Francisco. Alors que ce dernier avait du caractère, H.I. était trop grand, où trop de gens se croisaient sans même se voir... Un peu comme un hôtel, mais avec des dortoirs en guise de chambres. J'ai regretté cette froideur, cette distance, que l'on ne trouve que peu en auberge de jeunesse. A l'avenir, éviter les grands complexes...
Petra et moi nous sommes avancées sur la plage, le sable brûlait la plante de nos pieds. Nous avons sautillé, tourné, pris des photographies empreintes de fraicheur. Puis, Kirsten nous ayant rejointes, nous sommes montées dans un minibus : Venice, Beverly Hills, Hollywood, le Sunset Strip, etc.
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# Posté le jeudi 05 juin 2008 15:28

Modifié le vendredi 13 juin 2008 16:58